Sablière de Bédoin
«Cette sablière, contrairement à celle de Roussillon (dans le Colorado Provençal), n’est pas connue du grand public. J’ai donc pu, en toute solitude, photographier à mon aise.
Je trouvais dans ces traces de pneus, des références, des correspondances avec la gravure, la sculpture, le land-art, ou d’autres pratiques de l’art du paysage. Dans ces formes laissées par l’homme en toute inconscience, il y avait une espèce d’archéologie correspondant bien à mes préoccupations. Instabilité la plus totale que l’on trouve dans des installations d’artistes complètement éphémères.
C’était bien l’appareil photo, l’outil le plus efficace pour tenter de sauver ces traces. Mais je n’ai pas voulu faire un reportage, tel n’était pas mon propos».